Dans le cadre du Fonds d’appui au rayonnement des régions (FARR), le Ministère des Affaires municipales de l’Occupation du territoire (MAMOT) a récemment octroyé au Regroupement des organismes de bassins versants de la Chaudière-Appalaches (ROBV-CA) une aide financière de 969 000 $ sur trois ans pour mettre sur pied et coordonner un projet appelé Offensive régionale de lutte à la berce du Caucase en Chaudière-Appalaches.

La berce du Caucase a été introduite en Amérique du Nord il y a environ un siècle en raison de sa très grande taille et de sa floraison spectaculaire. Depuis, elle s’est malheureusement révélée envahissante, particulièrement en milieu riverain, en plus de devenir un important problème de santé publique. En effet, la sève de la plante contient des toxines qui, une fois en contact avec la peau et activées par la lumière, peuvent provoquer des brûlures, parfois graves.

Parmi les neuf organismes de bassins versants présents dans la région de la Chaudière-Appalaches, c’est le Comité de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) qui a été désigné comme organisme gestionnaire et responsable du projet, lequel comprend trois volets :

  1. Portrait et base de données
  2. Communications et formations
  3. Contrôle, éradication et suivi

Afin de dresser un portrait cartographique de la distribution de la berce du Caucase dans la région de la Chaudière-Appalaches, tous les signalements doivent désormais être transmis aux Organismes de bassins versants (OBV), qui se chargeront d’effectuer les validations et les interventions sur le terrain.

De cette façon, le coordonnateur régional pourra les compiler dans une base de données, laquelle sera éventuellement disponible au grand public.

Par ailleurs, grâce à la collaboration de la Ville de Lévis, un formulaire de signalement est maintenant disponible en ligne.

 FORMULAIRE DE SIGNALEMENT EN LIGNE

Ce lien est également accessible sur le site internet de chacune des OBV de la Chaudière-Appalaches.

La floraison se produit au mois de juillet.  En luttant de façon coordonnée, la Chaudière-Appalaches démontrera une fois de plus la force de son réseau de collaborateurs innovants!

Lien vers le site internet du Conseil de bassin de la rivière Etchemin : https://cbetchemin.qc.ca/

Lien vers le site internet de l’Organisme des bassins versants de la Côte-du-Sud : https://www.obvcotedusud.org/

IMPORTANT

IL APPARTIENT AU PROPRIÉTAIRE DU TERRAIN DE VOIR À ÉRADIQUER LES PLANTS

IL NE FAUT PAS TOUCHER CETTE PLANTE SANS PROTECTION!

 

LA BERCE DU CAUCASE : UN ENNEMI VÉGÉTAL DANS LA RÉGION DE CHAUDIÈRE-APPALACHES

La région de la Chaudière-Appalaches est l’une des plus touchées par la prolifération de la berce du Caucase. Découverte pour une première fois en 2009 sur le territoire de la municipalité de Saint-Isidore, cette plante croît maintenant dans de nombreuses municipalités de la région. La berce du Caucase a été introduite à des fins horticoles par des jardiniers amateurs qui en appréciaient le port majestueux et spectaculaire. Malheureusement, elle produit une très grande quantité de graines qui lui permettent de se propager rapidement dans l’environnement.

C’est aussi une plante toxique qui présente un risque élevé pour la santé humaine.

 

PORTRAIT D’UNE BEAUTÉ DANGEREUSE

Cette vivace majestueuse et spectaculaire peut mesurer entre deux (2) et cinq (5) mètres. Sa tige possède quelques poils blancs rudes et de nombreuses taches rouges. Quant à ses feuilles, elles sont très découpées et immenses (parfois jusqu’à un (1) mètre de large pour les feuilles à la base du plant). Les feuilles ne possèdent pas de poils sur leurs revers. Un plan mature fleurit et produit des graines entre sa troisième et cinquième année de vie. Par la suite, le plan meurt. Le vent et les cours d’eau entraînent la propagation des graines. Celles contenues dans le sol demeurent viables pendant environ 4 ans.

EFFETS SUR LA SANTÉ

Bien que le contact immédiat avec la sève soit sans douleur, les toxines qu’elle contient sont activées par la lumière et rendent la peau extrêmement sensible au soleil. Des problèmes de peau peuvent ainsi se développer jusqu’à 48 heures après avoir touché la sève de la plante. On remarque la présence de plaques rouges gonflées, de cloques, d’ampoules ou encore, de brûlures sur la région atteinte. Une fois ces lésions guéries, des taches brunes peuvent persister et la peau peut demeurer sensible au soleil pendant plusieurs mois.

CONTRÔLE DE SA DISPERSION

La berce du Caucase doit être contrôlée pour des raisons de santé publique. De plus, sa présence menace la biodiversité, car elle perturbe l’équilibre des écosystèmes qu’elle envahit. Il est donc important de limiter sa propagation, de ne jamais la semer, la planter, la multiplier ou même de la transporter. Si vous devez manipuler la berce du Caucase, couvrez toutes les parties de votre corps par des habits protecteurs et protégez vos yeux de même que tout votre visage avec une visière.

Dans la mesure du possible, il faut éliminer la plante :

  • en sectionnant les racines, à l’aide d’une pelle, à une profondeur de 20 centimètres sous la surface du sol;
  • en coupant les inflorescences juste avant qu’elle porte des graines;
  • en communiquant avec une entreprise spécialisée dans l’utilisation d’herbicides
Notez qu’il est interdit d’utiliser des herbicides dans les bandes riveraines ou dans les milieux humides

Par la suite, détruisez les plants en les mettant dans des sacs de plastique robustes et hermétiques, que vous exposerez au soleil pendant un minimum d’une semaine pour limiter la viabilité des semences. Surtout, ne déplacez pas le problème en allant porter les résidus de plante dans un autre lieu! Il faut l’éliminer de façon sûre et sécuritaire.

SYMPTÔMES

Le contact avec la sève combiné à la lumière, occasionne des lésions cutanées parfois graves semblables à des brûlures.

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