MUNICIPALITÉ

HISTORIQUE

Bref historique de Saint-Anselme

Venez découvrir notre territoire situé dans la MRC de Bellechasse à vingt minutes de Lévis sur la rive sud du Saint-Laurent. Saint-Anselme se distingue par son presbytère aux dix-huit lucarnes, par son église paroissiale conçue par Thomas Baillargé, par la beauté des Chutes-Rouillard bordées de marmites de géants, par sa piste cyclable qui le traverse du nord au sud, par ses industries agroalimentaires florissantes et par son esprit coopératif germé pendant les années vingt et qui s’est épanoui dans les décennies suivantes pour en faire, possiblement, le berceau de la coopération au Québec. La paroisse est reconnue canoniquement en 1827 et civilement en 1835. Elle doit son nom à un évêque de Canterbury, Angleterre, dont on célèbre l’anniversaire le 21 avril.

Les premiers colons défricheurs arrivent vers 1780 de Saint-Henri et de Saint-Gervais. Dès 1825, ils réclament la reconnaissance de leur nouveau territoire en paroisse à cause de l’éloignement de leur patelin d’origine pour assister aux offices et pour se ravitailler.

Mgr Panet, évêque de Québec, établit canoniquement la nouvelle paroisse en 1827 sous le patronat de saint Anselme, évêque de Canterbury en Angleterre. Ce n’est que huit années plus tard que lord Gosford attribuera l’identité civile. En 1830, les paroissiens assistent à la bénédiction de la chapelle-presbytère actuelle bâtie selon les plans de l’architecte Thomas Baillargé.

Les francs tenanciers dotent Saint-Anselme d’un magnifique temple érigé sous la gouverne de François Audet en 1850. À cette même époque se pointe un personnage entreprenant, Siméon Larochelle, qui deviendra un industriel d’envergure avec ses moulins, sa forge et sa fonderie en 1844.

Quelque cinquante ans plus tard, le monde des affaires s’enrichit avec la venue de Charles Audet, de Jean-Baptiste Cadrin et de la famille Atkinson. Puis, dans le premier quart de XXe siècle, on assiste à la montée de la coopération, mais aussi à la séparation du village et de la paroisse. La réunification ne se produira dans l’harmonie qu’en 1998.

De plus en plus, le secteur agroalimentaire prend de l’ampleur. La Chambre de Commerce crée le BBQ en 1963 qui tiendra l’affiche pendant 36 ans avant d’être repris par l’Exposition agricole. De nombreuses maisons d’enseignement verront le jour pour assurer aux jeunes une éducation et une instruction avant-gardiste pour l’époque.

En 2005, tout Saint-Anselme vibre à l’occasion des Fêtes de son 175e anniversaire. Présentement, les édiles municipaux visent à consolider le secteur industriel et à promouvoir l’implantation de nouvelles familles chez nous afin de maintenir nos acquis et même de les améliorer.

QUI ÉTAIT saint ANSELME ?

Natif d’Aoste en Italie, le jeune Anselme quitte son patelin à 15 ans pour la France. Il rêve d’une vie libertine.  Il a eu une jeunesse difficile. Il ne s’entendait guère avec son père et son précepteur.

Puis, la vie monastique l’attire. Il entre donc chez les Bénédictins du Bec en Normandie qui était  un important foyer intellectuel. Il s’engage dans cette vie à pleins gaz et se met sans compter au service de Dieu. Élève doué, il devient rapidement professeur et même abbé de son monastère. Philosophe reconnu, il a épilogué sur la rédemption du Christ et maints autres sujets connexes. Contre son gré, on le nomme, en 1093, archevêque de Canterbury, malgré son âge avancé parce que sa renommée légendaire le suit.

Il se retrouve du jour au lendemain à la tête de l’Église d’Angleterre et premier baron du roi. Ces deux titres ne lui montent pas à la tête bien qu’ils fassent  l’envie de certains. Les rois Guillaume le Roux puis Henri 1er ont toujours espéré régner autant sur le pays que sur l’Église. Anselme résiste à leurs attaques. Cependant, sa prise de position sur l’indépendance de l’Église versus la monarchie l’oblige à s’exiler à deux reprises. Chaque fois, il revient plus fort.

Il meurt à Canterbury en 1109 et est canonisé en 1484. Anselme est proclamé docteur de l’Église en 1720 par le pape Clément XI et patron de notre paroisse en 1827. 

Historique plus élaboré de 1780 à 2011